La BOAD et Proparco scellent un accord de 100 millions d’euros pour dynamiser le financement du secteur privé dans l’UEMOA
La BOAD et Proparco scellent un accord de 100 millions d’euros pour dynamiser le financement du secteur privé dans l’UEMOA
La BOAD et Proparco scellent un accord de 100 millions d’euros pour dynamiser le financement du secteur privé dans l’UEMOA
C’est en marge des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, à Bangkok, que la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) et Proparco, filiale de l’Agence française de développement dédiée au secteur privé, ont signé un accord de financement croisé de 100 millions d’euros, soit environ 65,6 milliards de FCFA. Une opération stratégique qui vient élargir les ressources disponibles pour les entreprises des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Un mécanisme innovant au service des entreprises locales
L’accord, paraphé par Serge Ekué, président de la BOAD, et Françoise Lombard, directrice générale de Proparco, repose sur un mécanisme de financement croisé entre l’euro et le franc CFA. Concrètement, cette ingénierie financière vise à faciliter l’accès des entreprises de la zone UEMOA à des financements en monnaie locale, tout en réduisant leur exposition aux risques de change.
Le dispositif couvre l’ensemble des pays membres de l’Union : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Il s’inscrit dans la volonté affichée des deux institutions de soutenir les investissements privés, moteurs essentiels de la création d’emplois et de la croissance régionale.
Une signature qui s’inscrit dans une dynamique plus large
Cette opération n’est pas un acte isolé. Elle intervient cinq mois seulement après un premier accord de même nature, d’un montant de 200 millions d’euros (environ 131,2 milliards de FCFA), signé en mai 2026 à Nairobi, en marge du sommet Africa Forward. Ce premier montage, déjà présenté comme une première mondiale par son architecture financière, avait jeté les bases d’une collaboration renforcée entre la BOAD et Proparco.
Avec ce nouvel accord de 100 millions d’euros, les deux partenaires confirment leur volonté d’ancrer durablement ce type d’instrument dans le paysage financier de l’UEMOA. « Avec la BOAD, nous franchissons une étape majeure dans notre engagement à stimuler le financement de l’économie africaine », avait souligné Françoise Lombard lors de l’annonce du premier accord.
Cap sur le plan stratégique « Djoliba… La Suite »
Cette signature tombe à point nommé. La BOAD prépare la mise en œuvre de son nouveau plan stratégique 2026-2030, baptisé « Djoliba… La Suite », qui prévoit de mobiliser 6 500 milliards de FCFA (près de 9,9 milliards d’euros) sur cinq ans pour financer des projets de développement prioritaires dans la sous-région. Pour atteindre cette ambitieuse cible, l’institution basée à Lomé mise sur la diversification de ses ressources et le renforcement de ses partenariats avec les acteurs financiers internationaux.
L’accord de Bangkok s’inscrit pleinement dans cette logique. En élargissant l’accès à des liquidités en monnaie locale, il doit permettre à la BOAD de disposer de leviers supplémentaires pour accompagner les entreprises locales dans leurs projets d’investissement. Une bouffée d’oxygène pour un secteur privé qui, malgré un potentiel indéniable, reste confronté à des contraintes persistantes en matière d’accès au crédit.
Un partenariat qui monte en puissance
Entre la BOAD et Proparco, la relation semble avoir franchi un cap. Les deux institutions, qui partagent une même ambition de soutenir le développement économique du continent, multiplient les initiatives communes. Après le succès de l’opération de 200 millions d’euros en mai, ce nouvel accord de 100 millions d’euros témoigne d’une confiance mutuelle et d’une capacité à innover ensemble pour répondre aux besoins spécifiques des économies ouest-africaines.
Pour les entreprises de l’UEMOA, l’enjeu est de taille. Dans un contexte où les besoins de financement demeurent considérables, la mobilisation de ressources en monnaie locale constitue un levier essentiel pour stimuler l’investissement productif, soutenir la croissance et favoriser la création d’emplois. Reste à voir comment ces fonds seront effectivement déployés sur le terrain et quels projets verront le jour grâce à ce nouveau souffle financier.
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