Microfinance : 800 000 Tunisiens dépendent désormais du microcrédit
Microfinance : 800 000 Tunisiens dépendent désormais du microcrédit
Microfinance : 800 000 Tunisiens dépendent désormais du microcrédit
Le microcrédit est devenu un pilier du financement des populations exclues du système bancaire traditionnel en Tunisie. Avec plus de 800 000 bénéficiaires et un encours de plus de 2,5 milliards de dinars, le secteur affiche une croissance soutenue, mais suscite des inquiétudes croissantes quant au surendettement des emprunteurs.
Un secteur en pleine expansion
En 2025, plus de 804 000 Tunisiens ont bénéficié de prêts d’un montant total de 2,596 milliards de dinars, avec un prêt moyen d’environ 4 974 dinars. Le montant du microfinancement moyen s’est accru de 8 %, passant de 4 454 TND à 4 821 TND entre fin 2024 et fin 2025.
Les montants accordés varient selon les profils : jusqu’à 10 000 dinars pour le tissu associatif et jusqu’à 40 000 dinars pour les entreprises.
Un portefeuille à risque sous surveillance
L’Autorité de Contrôle de la Microfinance (ACM) suit de près l’évolution du secteur. Selon ses données, les décaissements réalisés par les institutions de microfinance (IMF) au mois de juillet 2026 ont atteint 225,2 millions de dinars sur 40 843 crédits. Le portefeuille à risque des IMF s’établit à 5,15 %.
Les autorités insistent sur la nécessité de protéger les emprunteurs et d’éviter l’accumulation incontrôlée de dettes. Le microcrédit, s’il constitue un outil d’inclusion financière précieux, peut en effet se transformer en piège pour les ménages les plus fragiles, avec des taux d’intérêt élevés et des risques de surendettement.
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