En 2025, la Tunisie se positionne à la 6ᵉ place des pays arabes en exportations non pétrolières, avec 17 milliards de dollars, derrière des géants régionaux comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Cette performance, centrée sur les industries manufacturières, souligne à la fois les forces et limites de l’économie tunisienne.
Classement 2025 des exportations non pétrolières arabes
| Rang | Pays | Exportations non pétrolières (Md USD) | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 1 | Arabie saoudite | 140,8 | Boostées par Vision 2030, pétrochimie et services |
| 2 | Émirats arabes unis | 135 | Commerce et réexportations concentrées à Dubaï |
| 3 | Égypte | 62 | Industrie textile et agroalimentaire |
| 4 | Maroc | 34 | Automobile et phosphates |
| 5 | Algérie | 21 | Hydrocarbures transformés et agriculture |
| 6 | Tunisie | 17 | Industrie mécanique et électrotechnique, forte concentration européenne |
Source : estimations 2025 des exportations non pétrolières arabes
La position de la Tunisie : une industrie solide mais concentrée
La Tunisie atteint 17 milliards USD en exportations non pétrolières, représentant 92 % du total des exportations industrielles (~58 milliards TND ou ~18,5 milliards USD). La croissance est tirée par :
- Industrie mécanique et électrotechnique : +1,5 % sur 11 mois
- Exportations vers l’Europe : 64 % du total
- Déficit commercial persistant, malgré l’augmentation des volumes
Constat clé : le rang 6ᵉ maghrébin souligne la nécessité d’accélérer la diversification vers l’Afrique et la région MENA.
Pourquoi la diversification est cruciale
La concentration sur l’Europe expose la Tunisie à des risques : fluctuations de la demande, pression concurrentielle et dépendance géopolitique. Diversifier vers :
- Afrique subsaharienne : nouveaux marchés pour textile, agroalimentaire, TIC
- MENA : marchés voisins avec besoins industriels similaires
- Innovation et services : valoriser l’export non manufacturier
Points forts et défis
Points forts :
- Industrie mécanique et électrotechnique performante
- Base industrielle établie avec savoir-faire exportable
- Potentiel MENA et Afrique encore largement inexploité
Défis :
- Dépendance à l’Europe : 64 % des exportations
- Déficit commercial structurel
- Manque d’initiatives sectorielles intégrées pour les nouveaux marchés
La Tunisie dispose des capacités industrielles pour progresser, mais l’action stratégique sur la diversification reste déterminante pour sortir du statu quo.