Tunisie : terre de tournage mythique… Hollywood a tourné le dos

Entre les années 1970 et 2010, la Tunisie était un terrain de tournage majeur pour le cinéma international. Des blockbusters comme Star Wars, Gladiator, Le Patient anglais ou Indiana Jones ont utilisé ses déserts, ses médinas et ses palmeraies comme décors naturels. Plus de 250 films étrangers ont été tournés dans le pays sur cette période.

Depuis 2011, le flux s’est effondré. Pourquoi le cinéma mondial a-t-il déserté la Tunisie, et que reste-t-il comme opportunité aujourd’hui ?

L’âge d’or du tournage international en Tunisie

  • Films emblématiques : Star Wars (plusieurs épisodes), Gladiator, Indiana Jones, The Mummy, Black Gold, Monty Python’s Life of Brian.
  • Décors naturels uniques :
    • Désert de Tataouine
    • Palmeraies de Tozeur
    • Ruines de Dougga
    • Médinas de Tunis
  • Avantages : proximité de l’Europe, coûts bas, logistique simple.
  • Chiffre clé : plus de 250 productions étrangères entre 1970 et 2010.

Le tournant après 2010

  • Après 2011, le rythme s’est effondré : moins de 8 films étrangers par an pendant plusieurs années.
  • Le dernier blockbuster notable : Black Gold (2010–2011).
  • Depuis, Hollywood et les studios européens cherchent d’autres destinations.

Trois obstacles majeurs

1. Absence d’incitations financières

  • Aucun système de crédit d’impôt, subvention ou remise en argent comparable au Maroc ou à l’Espagne.
  • Exemple : le Maroc offre jusqu’à 20% de crédit d’impôt sur les coûts de production étrangers.
  • Conséquence : tourner en Tunisie reste coûteux et risqué pour les studios.

2. Instabilité politique et économique

  • Incertitude sur la sécurité, les visas, la bureaucratie.
  • Pour les producteurs : chaque imprévu augmente les coûts et le risque financier.

3. Manque d’infrastructures professionnelles

  • Pas de studios modernes, équipes techniques limitées, services de post-production insuffisants.
  • Comparaison : hubs comme Casablanca ou Barcelone proposent un écosystème complet prêt à accueillir des productions internationales.

Opportunités de relance

  • Projets récents comme Destination Tataouine prévoient un retour de productions internationales en 2024–2025.
  • Objectifs : valoriser les sites historiques, attirer des budgets plus sérieux.
  • Question clé : ces efforts seront-ils assez rapides et massifs pour convaincre les studios de revenir ?

Une terre de tournage mythique… qui s’est éteinte

  • La Tunisie a connu un âge d’or du tournage jusqu’à 2010.
  • Depuis, le cinéma international a déserté à cause de l’absence d’incitations financières, de l’instabilité et du manque d’infrastructures.
  • Des initiatives existent, mais aucune n’a encore atteint l’échelle nécessaire pour un retour durable de Hollywood.