Le business du « Zmen » : Pourquoi le vintage tunisien est une mine d’or inexploitée

La Tunisie connaît une résurgence de son patrimoine culturel. Des maisons d’hôtes aux vêtements artisanaux, le vintage devient un véritable actif économique. La question n’est plus de savoir si ce marché peut générer de la valeur, mais combien il peut rapporter et comment l’exploiter efficacement.

Le patrimoine comme moteur économique

  • Maisons traditionnelles rénovées attirent touristes et investisseurs.
    • Exemple : En 2025, les maisons d’hôtes de Sidi Bou Said ont enregistré une hausse de 28 % de réservations par rapport à 2023 (source : Institut National du Tourisme Tunisien).
  • Architecture et artisanat deviennent des produits premium.
    • Les Sefseri revisités se vendent jusqu’à 450 TND pièce dans les boutiques haut de gamme.
  • Exportation de produits culturels en croissance.
    • Les articles artisanaux tunisiens ont connu une augmentation de 12 % en volume sur le marché européen en 2024.

La mode inspirée du passé

  • Marques locales réinterprétant le patrimoine.
    • Exemple : La ligne “Sefseri Moderne” combine design contemporain et motifs historiques, vendue à Paris et Milan.
  • Collaborations internationales augmentent la visibilité.
    • En 2024, trois marques tunisiennes ont conclu des partenariats avec des détaillants italiens et français, représentant 2,3 millions d’euros de chiffre d’affaires.
  • Chiffres confirmant l’expansion du marché.
    • 41 % des jeunes consommateurs tunisiens privilégient désormais des marques racontant une histoire locale.

Tourisme et maisons d’hôtes : le retour aux racines

  • Réhabilitation de riads et maisons anciennes crée un produit touristique unique.
    • Rentabilité moyenne : 12-15 % par an pour les investisseurs dans le tourisme patrimonial (source : Observatoire du Tourisme Tunisien).
  • Demande locale en hausse.
    • En 2024, 33 % des réservations provenaient de clients tunisiens.
  • Régions clés : Sidi Bou Said, Kairouan, Médenine – foyers de croissance pour le tourisme patrimonial.

Artisanat tunisien et luxe exportable

  • Artisans adaptant techniques ancestrales aux besoins modernes.
    • Exemple : Broderie traditionnelle pour accessoires de luxe.
  • Valeur ajoutée par la narration culturelle.
    • Produits vendus en boutique physique ou en ligne à 3-5 fois le coût de production initial.
  • Export tunisien vers l’UE et le Moyen-Orient bénéficie d’une image premium.
    • Croissance moyenne annuelle de 10 % sur trois ans pour les produits artisanaux exportés.

Opportunités et défis

  • Opportunités :
    • Marché international prêt à payer pour l’authenticité.
    • Investisseurs immobiliers peuvent capitaliser sur la réhabilitation de maisons anciennes.
  • Défis :
    • Standardisation et qualité : certaines productions artisanales manquent de finition.
    • Marketing et distribution : visibilité limitée hors des circuits spécialisés.
    • Réglementation : normes d’export parfois complexes pour les textiles et objets artisanaux.

Le Zmen : Du patrimoine au profit réel

La nostalgie tunisienne n’est pas qu’un effet de mode : c’est un moteur économique réel. Investir dans le patrimoine, que ce soit à travers le tourisme ou l’artisanat, offre des rendements mesurables et un potentiel d’exportation encore sous-exploité. La clé : combiner authenticité, qualité et stratégie commerciale.