{"id":42540,"date":"2019-01-21T16:37:44","date_gmt":"2019-01-21T15:37:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.plumeseconomiques.com\/fr\/?p=42540"},"modified":"2019-01-21T16:37:44","modified_gmt":"2019-01-21T15:37:44","slug":"10-tendances-qui-faconneront-le-secteur-de-lenergie-en-afrique-en-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/international-echo\/10-tendances-qui-faconneront-le-secteur-de-lenergie-en-afrique-en-2019\/","title":{"rendered":"10 tendances qui fa\u00e7onneront le secteur de l\u2019\u00e9nergie en Afrique en 2019"},"content":{"rendered":"<h3><span style=\"color: #000000;\">10 tendances qui fa\u00e7onneront le secteur de l\u2019\u00e9nergie en Afrique en 2019<\/span><\/h3>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Cette ann\u00e9e sera d\u00e9terminante pour l&rsquo;avancement de nouveaux projets d&rsquo;exploration et de production en Afrique de l&rsquo;Ouest et de l&rsquo;Est.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\">Apr\u00e8s une ann\u00e9e de rebond et de reprise, les anciens et nouveaux march\u00e9s africains des hydrocarbures ont la possibilit\u00e9 de consolider davantage la position du continent en tant que fronti\u00e8re p\u00e9troli\u00e8re et gazi\u00e8re mondiale la plus attractive en 2019. Toutefois, la nouvelle ann\u00e9e apporte \u00e9galement de nouvelles dynamiques et de nouveaux d\u00e9fis qui influenceront l\u2019avenir du secteur, des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles aux d\u00e9veloppements de m\u00e9gaprojets, dans un contexte d\u2019intensification de la concurrence internationale.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">Ouverture de nouvelles fronti\u00e8res africaines<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les ind\u00e9pendants ouvrent la voie en explorant et en ouvrant de nouvelles fronti\u00e8res \u00e0 travers l\u2019Afrique. Cette ann\u00e9e sera d\u00e9terminante pour l&rsquo;avancement de nouveaux projets d&rsquo;exploration et de production en Afrique de l&rsquo;Ouest et de l&rsquo;Est. Les d\u00e9veloppements \u00e0 surveiller comprennent notamment le d\u00e9veloppement du champs de SNE au S\u00e9n\u00e9gal, o\u00f9 les travaux d\u2019\u00e9tude pr\u00e9liminaires sont en cours et o\u00f9 une d\u00e9cision finale d\u2019investissement (FID) est attendue cette ann\u00e9e par Woodside Energy et Cairn Energy; l\u2019exploitation du gisement p\u00e9trolif\u00e8re Amdigh au Niger, o\u00f9 un programme de production de 5 millions de dollars par Savannah Petroleum devrait commencer prochainement; et l\u2019ouverture du bassin sud de Lokichar au Kenya par Tullow Oil, o\u00f9 la FID est \u00e9galement attendue avant la fin de l\u2019ann\u00e9e, alors que les tensions avec la communaut\u00e9 locale du Turkana montent.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">Une ann\u00e9e pour confirmer l&rsquo;Afrique en tant que point n\u00e9vralgique de l&rsquo;exploration mondiale<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les appels d&rsquo;offres en cours sur les principaux march\u00e9s des hydrocarbures africains existants et nouveaux indiqueront si l&rsquo;Afrique confirmera davantage sa position de nouveau point chaud de l&rsquo;exploration mondiale et parviendra \u00e0 attirer les investissements n\u00e9cessaires dans ses zones p\u00e9troli\u00e8res et gazi\u00e8res.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Parmi les producteurs africains bien \u00e9tablis, le Gabon et le Congo-Brazzaville, membres de l\u2019Opep, ont chacun des appels d&rsquo;offres en cours. La douzi\u00e8me s\u00e9rie de licences du Gabon en eaux peu profondes et profondes devrait s&rsquo;achever en avril 2019 et la phase II des licences du Congo-Brazzaville en juin 2019. Les deux pays ayant du mal \u00e0 mettre en \u0153uvre leurs nouveaux Codes des hydrocarbures, le succ\u00e8s de ces appels d\u2019offre dira si les investisseurs sont convaincus par les r\u00e9formes d\u00e9velopp\u00e9es au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le Nig\u00e9ria et l&rsquo;Angola, deux producteurs africains plus importants et aussi membres de l&rsquo;Opep, vont lancer des appels d&rsquo;offres innovants cette ann\u00e9e. Le Nig\u00e9ria mettra aux ench\u00e8res ses sites de torches \u00e0 gaz dans le cadre du Programme nig\u00e9rian de commercialisation des torch\u00e8res, probablement apr\u00e8s les \u00e9lections g\u00e9n\u00e9rales de f\u00e9vrier, et l&rsquo;Angola tiendra son Appel d\u2019offre pour les champs marginaux, r\u00e9sultat d&rsquo;une nouvelle politique adopt\u00e9e en mai 2018 par le pr\u00e9sident Louren\u00e7o, et qui sera lanc\u00e9 lors de la conf\u00e9rence d\u2019Africa Oil &amp; Power \u00e0 Luanda en juin 2019. Le projet de loi nig\u00e9rian sur l&rsquo;industrie p\u00e9troli\u00e8re restant \u00e0 signer et l&rsquo;encre \u00e9tant encore fra\u00eeche sur le nouveau r\u00e9gime politique de l&rsquo;Angola, ces deux appels d\u2019offre seront \u00e9galement essentiels pour \u00e9valuer l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des investisseurs pour ces deux march\u00e9s en \u00e9volution.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le Ghana, le dernier entrant sur la sc\u00e8ne p\u00e9troli\u00e8re africaine, tient son premier appel d\u2019offre officiel, qui doit s&rsquo;achever en mai 2019 et qui aurait attir\u00e9 l&rsquo;attention de 16 soci\u00e9t\u00e9s p\u00e9troli\u00e8res, dont les majors ExxonMobil, BP, Total et ENI. En tant que nouvelle fronti\u00e8re offshore prometteuse pour l\u2019Afrique de l\u2019Est, Madagascar propose \u00e9galement 44 concessions jusqu&rsquo;en mai 2019, qui n\u2019ont jamais fait l\u2019objet d\u2019un appel d&rsquo;offres ou \u00e9t\u00e9 explor\u00e9es auparavant. Pour un pays qui n&rsquo;a pas encore d\u00e9couvert de p\u00e9trole majeur, cet appel d\u2019offre est un r\u00e9el pari.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">L\u2019industrie FLNG en difficult\u00e9 en Afrique<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Apr\u00e8s le d\u00e9but des op\u00e9rations commerciales sur le navire Hilli Episeyo FLNG de Golar LNG au Cameroun en juin 2018, les espoirs de voir la Guin\u00e9e \u00e9quatoriale progresser rapidement avec son propre projet Fortuna FLNG, qui sera le premier d\u00e9veloppement d\u2019une unit\u00e9 flottante de production de GNL en eau profonde en Afrique, \u00e9taient demeur\u00e9s forts. Alors que Fortuna devait changer la donne pour l&rsquo;industrie gazi\u00e8re de la Guin\u00e9e \u00e9quatoriale et du reste du continent, le d\u00e9veloppement du projet de 2 milliards de dollars s&rsquo;est interrompu en raison d&rsquo;un manque de financement. Et l&rsquo;horloge tourne depuis. L&rsquo;absence de progr\u00e8s sur ce plan a \u00e9t\u00e9 si lente que l&rsquo;op\u00e9rateur Ophir Energy s&rsquo;est vu refuser en janvier de cette ann\u00e9e l&rsquo;extension de sa licence lui permettant d&rsquo;exploiter le bloc R, qui contient la d\u00e9couverte g\u00e9ante de gaz Fortuna. Alors que les aspirations FLNG de la Guin\u00e9e \u00e9quatoriale semblent plus incertaines que jamais, 2019 dira si le pays peut trouver les bons partenaires pour replacer le projet sur la carte FLNG de l\u2019Afrique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Entre-temps, les nouveaux entrants dans l\u2019industrie des hydrocarbures en Afrique font des progr\u00e8s remarquables dans le d\u00e9veloppement de leur propre industrie de FLNG. Le 21 d\u00e9cembre dernier, BP a finalement annonc\u00e9 sa FID pour la phase 1 du d\u00e9veloppement transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim entre le S\u00e9n\u00e9gal et la Mauritanie, qui impliquera l&rsquo;installation d&rsquo;un syst\u00e8me FLNG de 2,5 million de tonnes par an (MTPA). Il s\u2019agit du troisi\u00e8me projet africain de FLNG \u00e0 atteindre une FID apr\u00e8s le Hilli Episeyo du Cameroun et le FLNG Coral South de 3,4 MTPA du Mozambique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">Une ann\u00e9e de m\u00e9ga projets<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le retour de l\u2019Afrique sur la carte mondiale du p\u00e9trole et du gaz n\u2019est pas seulement d\u00fb aux vastes ressources naturelles de ses sols et de ses eaux, mais \u00e9galement au fait que le continent abrite de tr\u00e8s grands projets \u00e9nerg\u00e9tiques destin\u00e9s \u00e0 transformer le futur de l\u2019industrie.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En amont, le r\u00e9cent accord de coop\u00e9ration inter-gouvernementale entre le S\u00e9n\u00e9gal et la Mauritanie, ainsi que la FID de BP concernant son d\u00e9veloppement transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim, sont de bon augure pour l\u2019avenir de l\u2019industrie des hydrocarbures en Afrique de l\u2019Ouest. Le projet vise \u00e0 extraire les 15 milliards de pieds cubes de gaz qui devraient \u00eatre contenus dans le champ de gaz Tortue, situ\u00e9 \u00e0 une profondeur de 2,850 m\u00e8tres. Cependant, la capacit\u00e9 du S\u00e9n\u00e9gal et de la Mauritanie \u00e0 r\u00e9soudre leurs diff\u00e9rends pour assurer un d\u00e9veloppement plus durable de leurs r\u00e9serves et de leurs installations en mer situ\u00e9es autour du bassin de MSGBC est un facteur \u00e0 surveiller.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les m\u00e9ga projets de gaz africains ne sont pas la propri\u00e9t\u00e9 exclusive de la c\u00f4te ouest du continent. Le Mozambique a lanc\u00e9 deux projets phares qui ont plac\u00e9 la nation de l&rsquo;Afrique australe sur la carte du GNL. Suite au lancement du projet Coral South FLNG par ENI en juin 2017, une FID est maintenant pr\u00e9vue dans les prochains mois pour le projet onshore Mozambique LNG, dirig\u00e9 par Anardarko, et initialement compos\u00e9 de deux trains de GNL totalisant 12,88 MTPA destin\u00e9s \u00e0 l&rsquo;exportation.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le Nigeria, le plus gros producteur de p\u00e9trole d&rsquo;Afrique subsaharienne, a \u00e9galement lanc\u00e9 d&rsquo;importants projets de d\u00e9veloppement p\u00e9trolier en 2019. L&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, d\u00e9j\u00e0, le FPSO Egina de Total, d&rsquo;une valeur de 3,3 milliards de dollars, a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 au Nigeria, o\u00f9 la production a officiellement d\u00e9marr\u00e9 aux premiers jours de 2019, et devrait culminer \u00e0 200 000 barils par jour (b\/j). La FID est maintenant attendue sur le champ offshore de Shell \u00e0 Bonga Southwest au d\u00e9but de cette ann\u00e9e, un d\u00e9veloppement de plusieurs milliards de dollars dont la production devrait atteindre 180 000 b\/j.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">Les pr\u00e9tendants internationaux lancent leurs d\u00e9s<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Au fur et \u00e0 mesure que l\u2019Afrique renforce sa position au centre des transformations mondiales, elle devient de plus en plus le terrain de jeu des acteurs internationaux d\u00e9sirant tirer parti des vastes ressources du continent.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Alors que la Chine a affirm\u00e9 sa position sur le continent, la nouvelle dynamique continentale am\u00e8nera-t-elle le g\u00e9ant asiatique \u00e0 changer de strat\u00e9gie d&rsquo;investissement ou son portefeuille africain ? Les intentions de la Russie sur le continent devenant de plus en plus claires, le premier sommet Russie-Afrique de cette ann\u00e9e se traduira-t-il par des accords plus concrets pour la Russie sur le continent ? Dans le m\u00eame temps, l\u2019initiative am\u00e9ricaine \u00ab Prosper Africa \u00bb lanc\u00e9e en d\u00e9cembre 2018 pourra-t-elle faire face \u00e0 la fois \u00e0 la concurrence internationale grandissante et \u00e0 la baisse de l\u2019influence am\u00e9ricaine sur le continent ?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">Un dilemme complexe de diplomatie \u00e9nerg\u00e9tique pour l&rsquo;Opep en Afrique<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Constitu\u00e9e d\u2019une majorit\u00e9 de membres issus de nations africaines depuis l\u2019adh\u00e9sion de la R\u00e9publique du Congo en juin 2018, l\u2019\u00e9volution des relations entre l\u2019Opep et le continent n\u00e9cessitera une ing\u00e9niosit\u00e9 diplomatique habile pour l\u2019Organisation qui s&rsquo;efforce sans rel\u00e2che de g\u00e9rer la surabondance de l&rsquo;offre mondiale, D\u2019un c\u00f4t\u00e9, les principaux producteurs africains et membres de l\u2019Opep (Alg\u00e9rie, Libye, Nig\u00e9ria, Angola et Congo-Brazzaville) s\u2019efforcent d\u2019accro\u00eetre leur production nationale, ce qui rend de plus en plus difficile pour l\u2019Organisation de n\u00e9gocier ses coupes de production.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">De l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9, le continent abrite \u00e9galement une multitude de producteurs de p\u00e9trole en devenir, comme le S\u00e9n\u00e9gal, le Kenya ou l&rsquo;Ouganda, ou d&rsquo;anciens producteurs faisant un retour comme le Sud-Soudan, dont certains font partie de la D\u00e9claration de coop\u00e9ration de l&rsquo;Opep, et dont la production future ajoute une autre couche de complexit\u00e9 dans la formulation de la strat\u00e9gie globale de gestion des prix du p\u00e9trole de l&rsquo;Opep.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">L\u2019augmentation de la production africaine des pays membres et non-membres de l\u2019Opep ne fait que compliquer les capacit\u00e9s de man\u0153uvre de l\u2019Organisation et alourdir son dilemme de cr\u00e9er un environnement des prix stable et propice aux investissements tout en \u00e9vitant une aggravation de la surabondance d\u2019approvisionnement qui ferait baisser davantage les prix.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">Les plus grands producteurs africains se rendent aux urnes<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Parmi la s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9lections qui se d\u00e9rouleront cette ann\u00e9e sur le continent, du S\u00e9n\u00e9gal au Mozambique, aucune ne sera plus importante pour le secteur p\u00e9trolier africain que celle du Nig\u00e9ria en f\u00e9vrier. L\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle nig\u00e9riane fa\u00e7onnera l\u2019avenir du secteur, non seulement parce que le Nig\u00e9ria est le plus grand producteur de p\u00e9trole et de gaz d\u2019Afrique, mais aussi parce que ce qui se passe au Nig\u00e9ria a une incidence sur le reste du sous-continent d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre. Alors que Muhammadu Buhari, candidat \u00e0 la r\u00e9\u00e9lection, et son alli\u00e9 devenu rival, Atiku Abubakar, se sont engag\u00e9s \u00e0 signer le projet de loi nig\u00e9rian sur l&rsquo;industrie p\u00e9troli\u00e8re (PIB), la capacit\u00e9 du futur pr\u00e9sident de le faire adopter rapidement aura une grande influence sur les investissements dans le secteur des hydrocarbures au Nig\u00e9ria pour les ann\u00e9es \u00e0 venir.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Au nord, l\u2019Alg\u00e9rie et la Libye entrent elles aussi dans une ann\u00e9e \u00e9lectorale, les \u00e9lections g\u00e9n\u00e9rales libyennes de 2019 \u00e9tant fix\u00e9es pour le premier semestre de l\u2019ann\u00e9e et celles d\u2019Alg\u00e9rie pour le mois d\u2019avril. Les deux pays sont en voie de transformation. Les autorit\u00e9s libyennes pr\u00e9voient de plus que doubler la production du pays, qui devrait atteindre 2,1 millions de b\/j d&rsquo;ici 2021, \u00e0 condition que la politique n&rsquo;alt\u00e8re pas la gouvernance des hydrocarbures et le travail de sa compagnie nationale. Le fils de Mouammar Kadhafi, Sa\u00eff al-Islam Kadhafi, devrait se pr\u00e9senter aux \u00e9lections alors que le pays demeure divis\u00e9 entre l\u2019Ouest et l\u2019Est, rendant le maintien de la stabilit\u00e9 requise par les investisseurs difficile \u00e0 pr\u00e9voir.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En Alg\u00e9rie, o\u00f9 une vague de r\u00e9formes secoue tout le secteur des hydrocarbures, les \u00e9lections devraient maintenir un statu quo relatif, du moins sur le plan politique. La compagnie p\u00e9troli\u00e8re nationale du pays, la Sonatrach, a lanc\u00e9 une strat\u00e9gie de transformation ambitieuse qui lui permettra d\u2019investir 56 milliards de dollars au cours des quatre prochaines ann\u00e9es et d\u2019internationaliser ses op\u00e9rations sur les principaux march\u00e9s mondiaux de l\u2019\u00e9nergie. 2019 pourrait m\u00eame voir le g\u00e9ant \u00e9tatique et plus grande entreprise d\u2019Afrique s\u2019\u00e9tendre au sud du Sahara.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">L\u2019Angola poursuit son chemin de r\u00e9formes<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Depuis son entr\u00e9e en fonction \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 2017, le pr\u00e9sident angolais Jo\u00e3o Louren\u00e7o a mis en \u0153uvre un programme r\u00e9formiste optimiste qui transforme radicalement la gouvernance du secteur p\u00e9trolier et gazier du pays. L\u2019Angola se r\u00e9forme rapidement, mais les forces du march\u00e9 permettront-elles que ces changements se fassent \u00e0 ce rythme et produisent les r\u00e9sultats escompt\u00e9s par le gouvernement ?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Alors que les investisseurs internationaux semblent le penser, Total et BP ayant sign\u00e9 d&rsquo;importants accords pour renforcer leurs activit\u00e9s en Angola ces derniers mois, 2019 dira si l&rsquo;industrie p\u00e9troli\u00e8re internationale est convaincue du retour de l&rsquo;Angola comme fronti\u00e8re africaine comp\u00e9titive ou non.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Afin de pr\u00e9senter le travail accompli par Sonangol et le gouvernement angolais pour g\u00e9n\u00e9rer davantage d&rsquo;investissements dans l&rsquo;industrie p\u00e9troli\u00e8re et gazi\u00e8re du pays, l&rsquo;Angola soutient une conf\u00e9rence internationale organis\u00e9e par Africa Oil &amp; Power \u00e0 Luanda du 4 au 6 juin 2019, o\u00f9 sera lanc\u00e9 l\u2019Appel d\u2019offre des champs marginaux. Il s\u2019agira du premier road-show officiel organis\u00e9 en Angola sous l\u2019administration actuelle, et devrait d\u00e9voiler un nouvel ensemble de r\u00e9formes et d\u2019engagements d\u2019investissement.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">La marche du Sud-Soudan vers la paix<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">La progression majeure au Soudan du Sud, et sur laquelle repose l\u2019ensemble de l\u2019\u00e9conomie, est celle des accords de paix. Les autorit\u00e9s soudanaises et sud-soudanaises ont maintes fois d\u00e9montr\u00e9 leur attachement au processus de paix, qui est rest\u00e9 dans l\u2019ensemble pacifique. Cependant, les accords de paix se traduiront-ils par des promesses d&rsquo;investissement et injections de capitaux dans l&rsquo;\u00e9conomie du Soudan du Sud cette ann\u00e9e ?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Certains signaux le laissent penser, suite a l\u2019annonce l\u2019an dernier que le Central Energy Fund sud-africain investirait un milliard de dollars au Soudan du Sud. Cependant, les march\u00e9s restent sceptiques et les observateurs resteront pragmatiques et attendront de voir comment la transition pacifique sera g\u00e9r\u00e9e et comment la production p\u00e9troli\u00e8re reprendra avant de s\u2019aventurer davantage dans le pays.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">Une ann\u00e9e pour am\u00e9liorer l&rsquo;acc\u00e8s au march\u00e9 des producteurs de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">L&rsquo;Ouganda devrait rejoindre le club des producteurs de p\u00e9trole africains au d\u00e9but des ann\u00e9es 2020. A cet effet, des efforts sont en cours pour mettre en place une infrastructure ad\u00e9quate pour l&rsquo;\u00e9vacuation du p\u00e9trole qui sera produit dans le bassin du lac Albert. Le projet semblait aller de l&rsquo;avant lorsque l&rsquo;Ouganda et la Tanzanie ont \u00e9chang\u00e9 en mai 2017 l&rsquo;accord intergouvernemental relatif \u00e0 l&rsquo;Ol\u00e9oduc pour l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, d&rsquo;une longueur de 1,443 km. Cependant, les partenaires de la construction de ce pipeline, le groupe fran\u00e7ais Total, le chinois CNOOC et Tullow Oil, doivent encore en prendre la d\u00e9cision finale d&rsquo;investissement. Dans le m\u00eame temps, les accords avec les gouvernements h\u00f4tes doivent \u00eatre sign\u00e9s en janvier, mais les retards dans la conclusion de l&rsquo;accord financier ont d\u00e9j\u00e0 retard\u00e9 les ambitions de production p\u00e9troli\u00e8re de l&rsquo;Ouganda de 2020 \u00e0 2021. L&rsquo;ol\u00e9oduc est crucial pour l&rsquo;int\u00e9gration future de la communaut\u00e9 de l\u2019Afrique de l\u2019Est et pour \u00e9tablir un pr\u00e9c\u00e9dent positif de planification, de financement et de mise en \u0153uvre de projets \u00e9nerg\u00e9tiques conjoints dans la r\u00e9gion.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>10 tendances qui fa\u00e7onneront le secteur de l\u2019\u00e9nergie en Afrique en 2019<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":42544,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[78],"tags":[2281,2280,2279,2282,491,338],"class_list":{"0":"post-42540","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-international-echo","8":"tag-afrique-de-lest","9":"tag-afrique-de-louest","10":"tag-exploration","11":"tag-lenergie-en-afrique","12":"tag-production","13":"tag-projets"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42540","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=42540"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42540\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/42544"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=42540"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=42540"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=42540"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}