{"id":31920,"date":"2017-12-18T21:47:15","date_gmt":"2017-12-18T21:47:15","guid":{"rendered":""},"modified":"2017-12-18T21:47:15","modified_gmt":"2017-12-18T21:47:15","slug":"Vers-la-fin-des-investissements-dans-les-energies-fossiles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/Dossier\/Vers-la-fin-des-investissements-dans-les-energies-fossiles\/","title":{"rendered":"Vers la fin des investissements dans les \u00e9nergies fossiles"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Vers la fin des investissements dans les &eacute;nergies fossiles<\/span><\/h2>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.plumeseconomiques.com\/IMAGES\/IMAGES-2017\/Decembre-2017\/Les+Energies+fossiles+Le+P&eacute;trole+Le+Gaz+Le+Charbon.jpg\" alt=\"Vers la fin des investissements dans les &eacute;nergies fossiles\" width=\"500\" height=\"300\" \/>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">De plus en plus de d&rsquo;investisseurs parient sur les &eacute;nergies vertes, et renoncent &agrave; financer des &eacute;nergies polluantes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Moins d&rsquo;&eacute;nergies fossiles pour &laquo;&nbsp;verdir&nbsp;&raquo; les investissements<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">D&eacute;sengagement des &eacute;nergies fossiles, pression sur les entreprises pour &laquo;&nbsp;verdir&nbsp;&raquo; les investissements sont des mesures phares retenues au sortir du &laquo;&nbsp;One Planet Summit&nbsp;&raquo; sur le climat, mardi 12 d&eacute;cembre 2017 &agrave; Paris afin de permettre aux acteurs &eacute;conomiques et financiers d&rsquo;annoncer plusieurs engagements contre le r&eacute;chauffement.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La Banque mondiale a promis qu&rsquo;elle arr&ecirc;terait de financer apr&egrave;s 2019 l&rsquo;exploration et l&rsquo;exploitation de p&eacute;trole et de gaz. L&rsquo;institution financi&egrave;re mondiale est la premi&egrave;re banque multilat&eacute;rale &agrave; s&rsquo;engager dans ce sens. Elle a investi dans l&rsquo;industrie p&eacute;troli&egrave;re et gazi&egrave;re en 2016 pr&egrave;s d&rsquo;1,6 milliard de dollars, soit moins de 5% de la totalit&eacute; des fonds accord&eacute;s. Et la Banque mondiale de promettre qu&rsquo;elle va publier, &agrave; partir de 2018, tous les ans les &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre des projets qu&rsquo;elle finance dans les secteurs les plus &eacute;metteurs, comme l&rsquo;&eacute;nergie. Elle entend g&eacute;n&eacute;raliser la prise en compte d&rsquo;un prix interne du carbone dans ses futurs investissements.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Pour sa part, l&rsquo;assureur Axa a promis qu&rsquo;il renon&ccedil;ait &agrave; assurer et &agrave; investir dans toute entreprise engag&eacute;e dans la construction de centrales &agrave; charbon. Le g&eacute;ant fran&ccedil;ais s&rsquo;engage &eacute;galement &agrave; retirer pr&egrave;s de 2,5 milliards d&rsquo;euros d&rsquo;investissements dans le secteur. Axa a promis de se d&eacute;sengager &agrave; hauteur de 700 millions d&rsquo;euros des projets li&eacute;s aux sables bitumineux. Il va en parall&egrave;le accro&icirc;tre de 9 milliards d&rsquo;euros ses investissements &laquo;&nbsp;verts&nbsp;&raquo; (infrastructures&hellip;) d&rsquo;ici &agrave; 2020. Dans le m&ecirc;me sillage, la banque n&eacute;erlandaise ING s&rsquo;est engag&eacute;e &agrave; &laquo;&nbsp;acc&eacute;l&eacute;rer la baisse&nbsp;&raquo; des financements des centrales &agrave; charbon. D&rsquo;ici &agrave; 2025, elle ne financera plus que les producteurs d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; utilisant moins de 5% de charbon et arr&ecirc;tera de financer directement les projets de centrales &agrave; charbon.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Sur le volet d&rsquo;adaptation au changement climatique, la fondation Bill Gates va consacrer 315 millions de dollars &agrave; la recherche en agriculture pour aider les plus pauvres, notamment en Afrique, &agrave; s&rsquo;adapter au changement climatique. La Commission europ&eacute;enne mobilisera, dans le m&ecirc;me temps, 318 millions de dollars pour ce but. L&rsquo;Agence fran&ccedil;aise de d&eacute;veloppement (Afd) a sign&eacute;, dans le cadre d&rsquo;un dispositif de 30 millions d&rsquo;euros sur quatre ans, des accords avec l&rsquo;&icirc;le Maurice, les Comores, le Niger et la Tunisie, pour les accompagner dans l&rsquo;adaptation aux impacts des d&eacute;r&egrave;glements climatiques (syst&egrave;mes d&rsquo;alerte, lutte contre l&rsquo;&eacute;rosion&hellip;). R&eacute;my Rioux, directeur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Afd n&rsquo;a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; confirmer que &laquo;&nbsp;l&rsquo;adaptation&nbsp;&raquo; &eacute;tait &laquo;&nbsp;le parent pauvre&nbsp;&raquo; de la finance climat, tourn&eacute;e plut&ocirc;t vers la r&eacute;duction des &eacute;missions (&eacute;nergies renouvelables, transports propres&hellip;). En fin, la Banque mondiale a annonc&eacute; qu&rsquo;elle pr&ecirc;terait 4,5 milliards USD sur trois ans pour permettre &agrave; 150 villes de r&eacute;sister aux impacts et qu&rsquo;elle les aiderait &agrave; attirer des financements priv&eacute;s. Les collectivit&eacute;s ont fait valoir leur r&ocirc;le mais leur difficult&eacute; &agrave; acc&eacute;der &agrave; certains fonds.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Les risques climatiques ne sont pas pass&eacute;s inaper&ccedil;us. A cet effet, 237 entreprises se sont engag&eacute;es &agrave; am&eacute;liorer leur prise en compte du risque climatique dans leurs activit&eacute;s. Parmi elles, 20 des plus importantes banques et 80% des gestionnaires d&rsquo;actifs, comme HSBC ou l&rsquo;assureur AXA. Elles promettent de publier &laquo;&nbsp;leur strat&eacute;gie pour g&eacute;rer les risques (climatiques) mais aussi pour saisir les opportunit&eacute;s&nbsp;&raquo; qu&rsquo;offre la lutte contre le r&eacute;chauffement.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">L&rsquo;autre strat&eacute;gie, est la mise sous surveillance des entreprises. Dans ce cas pr&eacute;cis, un groupement de plus de 200 grands investisseurs, dont HSBC et le plus gros fonds de pension public am&eacute;ricain (CalPERS), a d&eacute;cid&eacute; de mettre la pression sur 100 entreprises parmi les plus polluantes, pour qu&rsquo;elles am&eacute;liorent leur gouvernance sur le climat, r&eacute;duisent leurs &eacute;missions et renforcent la publication de leurs informations financi&egrave;res relatives au climat. Sur la liste des cent entreprises vis&eacute;es par &laquo;&nbsp;ClimateAction 100+&raquo;, figurent de grands groupes p&eacute;troliers et gaziers (BP, Chevron, Coal India&hellip;), des acteurs du secteur des transports (Airbus, Ford, Volkswagen&hellip;), et des groupes miniers et sid&eacute;rurgiques (ArcelorMittal, Glencore&hellip;). Pendant cinq ans, ces 225 investisseurs, qui repr&eacute;sentent 26.300 millards de dollars d&rsquo;actifs sous gestion, vont suivre de pr&egrave;s ces entreprises. Si elles font des progr&egrave;s, elles pourront &ecirc;tre retir&eacute;es de la liste.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Concernant les budgets verts, le pr&eacute;sident de l&rsquo;OCDE a annonc&eacute; le lancement d&rsquo;une initiative baptis&eacute;e &laquo;&nbsp;Paris Collaborative on Green Budgeting&nbsp;&raquo;, &agrave; laquelle la France et le Mexique vont adh&eacute;rer, et qui doit contribuer &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration de m&eacute;thodologies pour &eacute;tablir des &laquo;&nbsp;budgets nationaux +verts+&nbsp;&raquo;.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">S&rsquo;agissant des fonds souverains, la Norv&egrave;ge, les Emirats arabes unis, l&rsquo;Arabie saoudite, le Qatar, le Koweit et la Nouvelle-Z&eacute;lande lancent, &agrave; l&rsquo;initiative de la France, une coalition de fonds souverains pour fl&eacute;cher des financements vers l&rsquo;action climatique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Les banques centrales jouent aussi un r&ocirc;le pr&eacute;pond&eacute;rant dans cette lutte. Ainsi, huit banques centrales et autorit&eacute;s de supervision (France, Mexique, Angleterre, Pays-Bas, Allemagne, Su&egrave;de, Singapour, Chine) s&rsquo;unissent dans un r&eacute;seau pour &eacute;changer leurs points de vue et exp&eacute;riences. Le but: acc&eacute;l&eacute;rer la prise en compte des enjeux climatiques dans la supervision financi&egrave;re et dans le refinancement des banques commerciales, le tout pour promouvoir un d&eacute;veloppement ordonn&eacute; de la finance verte. Une conf&eacute;rence internationale est pr&eacute;vue en avril 2018 &agrave; Amsterdam.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Abordant le r&ocirc;le du prix du carbone, le Chili, la Colombie, le Mexique, le Costa Rica et plusieurs Etats am&eacute;ricains (Californie et Washington) et provinces canadiennes (Ontario, Qu&eacute;bec, Colombie Britannique&hellip;) ont lanc&eacute; une initiative pour d&eacute;velopper leurs march&eacute;s du carbone et s&rsquo;engagent &agrave; aller vers une plus grande coordination entre eux.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La neutralit&eacute; carbone n&rsquo;est pas non plus occult&eacute;e. La coalition neutralit&eacute; carbone annonc&eacute;e pendant la COP 23 s&rsquo;ouvre &agrave; 33 nouveaux acteurs (r&eacute;gions, entreprises et pays) et s&rsquo;engage &agrave; publier d&egrave;s 2018 et au plus tard en 2020 une trajectoire &laquo;&nbsp;neutralit&eacute; carbone&nbsp;&raquo; &agrave; l&rsquo;horizon 2050.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Pour ce qui est l&rsquo;Obligation verte, le premier ministre belge Charles Michel a annonc&eacute; que son pays &eacute;mettrait l&rsquo;an prochain une obligation verte souveraine de 5 milliards d&rsquo;euros, devenant ainsi le deuxi&egrave;me pays de la zone euro apr&egrave;s la France &agrave; agir de la sorte.&nbsp;<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vers la fin des investissements dans les \u00e9nergies fossiles<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[129],"tags":[],"class_list":{"0":"post-31920","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-Dossier"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31920","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=31920"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31920\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=31920"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=31920"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=31920"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}