{"id":31727,"date":"2017-11-08T22:33:32","date_gmt":"2017-11-08T22:33:32","guid":{"rendered":""},"modified":"2017-11-08T22:33:32","modified_gmt":"2017-11-08T22:33:32","slug":"Hamadoun-Toure-L-Afrique-a-le-plus-fort-taux-de-croissance-du-secteur-internet-depuis-2012i","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/Dossier\/Hamadoun-Toure-L-Afrique-a-le-plus-fort-taux-de-croissance-du-secteur-internet-depuis-2012i\/","title":{"rendered":"Hamadoun Tour\u00e9 : \u00ab L\u2019Afrique a le plus fort taux de croissance du secteur internet depuis 2012 \u00bb"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Hamadoun Tour&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;L&rsquo;Afrique a le plus fort taux de croissance du secteur internet depuis 2012&nbsp;&raquo; <\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.plumeseconomiques.com\/IMAGES\/IMAGES-2017\/Novembre-2017\/hamadoun-toure-l-039-afrique-a-le-plus-fort-taux-de-croissance-du-secteur-internet-depuis-2012.jpg\" alt=\"Hamadoun Tour&eacute; : &laquo; L&rsquo;Afrique a le plus fort taux de croissance du secteur internet depuis 2012 &raquo; \" width=\"500\" height=\"300\" \/>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Le patron de Smart Africa poursuit son combat&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Principalement parce que l&rsquo;internet s&rsquo;utilise de plus en plus sur le t&eacute;l&eacute;phone portable, or l&rsquo;on d&eacute;nombre presque 1 milliard de t&eacute;l&eacute;phones portables &agrave; ce jour en Afrique. Mais ce d&eacute;veloppement de l&rsquo;internet ne va pas assez loin, et les retards s&rsquo;accumulent &agrave; cause tout d&rsquo;abord des co&ucirc;ts excessifs de la &ldquo;data&rdquo;. On a beau dire que la classe moyenne africaine augmente, pour le panier moyen, le prix de l&rsquo;internet en Afrique est exorbitant par rapport &agrave; l&rsquo;Europe ou d&rsquo;autres r&eacute;gions du monde.<\/em>&nbsp;&raquo;<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Hamadoun Tour&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;Smart Africa plaide pour un march&eacute; num&eacute;rique africain commun&nbsp;&raquo;<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La conf&eacute;rence Transform Africa a pris fin il y a 10 jours &agrave; Kigali, au Rwanda. Autour d&rsquo;une th&eacute;matique&nbsp;: comment comment faire &eacute;merger des villes connect&eacute;es africaines gr&acirc;ce au d&eacute;veloppement massif des nouvelles technologies sur le continent. Sur les 4.000 participants pr&eacute;sents, un grand nombre sont venus des 18 pays africains membres de l&rsquo;alliance Smart Africa, un r&eacute;seau dont l&rsquo;objectif est de rapprocher le secteur priv&eacute; et les gouvernements africains autour du d&eacute;veloppement de l&rsquo;internet en Afrique. Rencontre &agrave; Kigali avec Dr Hamadoun Tour&eacute;, ancien Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;Union Internationale des T&eacute;l&eacute;communications qui a pris la t&ecirc;te de l&rsquo;alliance Smart Africa depuis janvier 2016 en tant que directeur ex&eacute;cutif et dont le conseil d&rsquo;administration regroupe une dizaine de chefs d&rsquo;Etat africains.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Combien de pays africains font aujourd&rsquo;hui partie de l&rsquo;alliance Smart Africa ?<\/strong><\/span><br \/><span style=\"font-size: 12pt;\"> Entre 2014 et 2017 le r&eacute;seau Smart Africa est pass&eacute; de 7 &agrave; 18 Etats africains membres apr&egrave;s l&rsquo;adh&eacute;sion de la Tunisie qui vient de nous rejoindre et le rythme s&rsquo;acc&eacute;l&egrave;re 2016. Je vois Smart Africa non pas comme une organisation internationale classique mais plut&ocirc;t comme une sorte de start-up qui grandit rapidement. Le plus grand objectif de Smart Africa est de mettre la transformation digitale au coeur du d&eacute;veloppement &eacute;conomique du continent, en faisant travailler le secteur priv&eacute; et les Etats membres autour d&rsquo;initiatives concr&egrave;tes comme par exemple le projet &ldquo;One Africa Network&rdquo; qui vise &agrave; supprimer progressivement le roaming entre les pays africains ou le d&eacute;veloppement d&rsquo;un r&eacute;seau de villes africaines intelligentes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Comment comptez-vous faire baisser le roaming et le prix des t&eacute;l&eacute;communications en Afrique ?<\/strong><\/span><br \/><span style=\"font-size: 12pt;\"> Sous notre impulsion, le Burkina Faso, la Guin&eacute;e, le Mali, le S&eacute;n&eacute;gal et le Togo ont d&eacute;j&agrave; adopt&eacute; une mesure qui permet de mettre fin aux surtaxes entre leurs pays depuis le 31 mars 2017. C&rsquo;est un immense premier pas que nous voulons dupliquer en Afrique de l&rsquo;Est et petit &agrave; petit &eacute;tendre sur tout le continent gr&acirc;ce au nombre de plus de plus important d&rsquo;Etats africains qui rejoignent l&rsquo;alliance Smart Africa.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Quels sont les autres ambitions de Smart Africa ?<\/strong><\/span><br \/><span style=\"font-size: 12pt;\"> Smart Africa veut attirer dans les 10 prochaines ann&eacute;es environ 300 milliards de dollars d&rsquo;investissements publics et priv&eacute;s qui seront inject&eacute;s dans 3 grandes priorit&eacute;s d&rsquo;avenir pour le num&eacute;rique africain. Premi&egrave;rement le renforcement des infrastructures internet en Afrique, des fibres optiques aux c&acirc;bles sous-marin en passant par les satellites, le d&eacute;ploiement des r&eacute;seaux mobiles, la cr&eacute;ation de &ldquo;data centers&rdquo; install&eacute;s sur le sol africain, etc. La seconde priorit&eacute; consiste d&eacute;velopper le contenu africain exportables dans le monde. Je parle de contenus dans la e-sant&eacute;, la e-&eacute;ducation, la e-agriculture, le e-commerce, des solutions locales que nos jeunes africains peuvent d&eacute;velopper pour r&eacute;pondre aux probl&egrave;mes de l&rsquo;Afrique, avec le soutien des Etats. Mais pour cela il faut former nos jeunes et cela nous am&egrave;ne &agrave; notre troisi&egrave;me priorit&eacute; qui est celui de la formation des africains aux nouvelles technologies. Au final, il faudra bien cr&eacute;er les millions d&rsquo;emplois qu&rsquo;il manque &agrave; notre jeunesse si l&rsquo;on veut stopper les flux d&rsquo;immigration et ne plus voir nos jeunes se noyer dans la M&eacute;diterran&eacute;e. C&rsquo;est la raison pour laquelle nous allons lancer plusieurs initiatives en faveur de l&rsquo;entrepreneuriat des jeunes durant la conf&eacute;rence Transform Africa qui se tient &agrave; Kigali du 10 au 12 mai, avec plusieurs hackathons dont une comp&eacute;tition. <br \/><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Quels sont les plus gros freins au d&eacute;veloppement de l&rsquo;internet en Afrique ?<\/strong><\/span><br \/><span style=\"font-size: 12pt;\"> L&rsquo;Afrique a le plus fort taux de croissance du secteur internet depuis 2012. Principalement parce que l&rsquo;internet s&rsquo;utilise de plus en plus sur le t&eacute;l&eacute;phone portable, or l&rsquo;on d&eacute;nombre presque 1 milliard de t&eacute;l&eacute;phones portables &agrave; ce jour en Afrique. Mais ce d&eacute;veloppement de l&rsquo;internet ne va pas assez loin, et les retards s&rsquo;accumulent &agrave; cause tout d&rsquo;abord des co&ucirc;ts excessifs de la &ldquo;data&rdquo;. On a beau dire que la classe moyenne africaine augmente, pour le panier moyen, le prix de l&rsquo;internet en Afrique est exorbitant par rapport &agrave; l&rsquo;Europe ou d&rsquo;autres r&eacute;gions du monde. Ensuite, les pays africains ne construisent pas suffisamment de &ldquo;data centers&rdquo;. Pour r&eacute;duire les co&ucirc;ts factur&eacute;s aux consommateurs, il faut rapprocher les donn&eacute;es du march&eacute; africain. Pour cela, Smart Africa, va aider les Etats africains &agrave; cr&eacute;er une dizaine de grands &ldquo;data centers&rdquo; souverains d&rsquo;ici 2022.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Comment l&rsquo;Afrique peut rivaliser face aux autres champions du num&eacute;rique que sont la Chine ou la Silicon Valley ?<\/strong><\/span><br \/><span style=\"font-size: 12pt;\"> Nous avons atteint 1 milliard d&rsquo;habitants vivant sur le continent africain. Si nous voulons que ce milliard d&rsquo;individus soit connect&eacute;, allons-nous importer 1 milliard de tablettes, de laptops, de smartphones ? N&rsquo;est-il pas indispensable que l&rsquo;Afrique commence &agrave; se donner les moyens d&rsquo;attirer les industries num&eacute;riques sur son territoire, pour que les &eacute;quipements internet, les logiciels, les produits &ldquo;hardware&rdquo; soit produits dans les pays africains ? La r&eacute;volution num&eacute;rique africaine ne se fera pas sans une nouvelle r&eacute;volution industrielle. Et cela commence par la cr&eacute;ation d&rsquo;un march&eacute; num&eacute;rique commun, parce que 54 &Eacute;tats africains qui se tournent le dos ne parviendront jamais individuellement &agrave; &ecirc;tre suffisamment attractif pour attirer des investissements industriels massifs et cr&eacute;ateurs d&rsquo;emplois. Nous n&rsquo;avons pas les &eacute;conomies d&rsquo;&eacute;chelle suffisante en l&rsquo;&eacute;tat actuel et tant que nous serons divis&eacute;s et sans vision panafricaine, nous allons rester de purs consommateurs. Unis, nous aurons un march&eacute; substantiel aux yeux des investisseurs internationaux qui justifiera la mise en place d&rsquo;infrastructures, d&rsquo;usines de montages, d&rsquo;unit&eacute;s de fabrication, etc.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hamadoun Tour\u00e9 : \u00ab L\u2019Afrique a le plus fort taux de croissance du secteur internet depuis 2012 \u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[129],"tags":[],"class_list":{"0":"post-31727","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-Dossier"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31727","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=31727"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31727\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=31727"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=31727"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=31727"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}