{"id":29936,"date":"2015-11-20T12:28:30","date_gmt":"2015-11-20T12:28:30","guid":{"rendered":""},"modified":"2015-11-20T12:28:30","modified_gmt":"2015-11-20T12:28:30","slug":"La-Chambre-de-Commerce-de-Dubai-presente-un-rapport-sur-les-secteurs-autres-que-ceux-des-matieres-premieres-lors-de-l-Africa-Global-Business-Forum","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/Dossier\/La-Chambre-de-Commerce-de-Dubai-presente-un-rapport-sur-les-secteurs-autres-que-ceux-des-matieres-premieres-lors-de-l-Africa-Global-Business-Forum\/","title":{"rendered":"La Chambre de Commerce de Dubai pr\u00e9sente un rapport sur les secteurs autres que ceux des mati\u00e8res premi\u00e8res lors de l\u2019Africa Global Business Forum"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.plumeseconomiques.com\/IMAGES\/IMAGES-2015\/Novembre-2015\/La Chambre de Commerce de Dubai pr&eacute;sente un rapport sur les secteurs autres que ceux des mati&egrave;res premi&egrave;res lors de l&rsquo;Africa Global Business Forum.jpg\" alt=\"La Chambre de Commerce de Dubai pr&eacute;sente un rapport sur les secteurs autres que ceux des mati&egrave;res premi&egrave;res lors de l&rsquo;Africa Global Business Forum\" width=\"500\" height=\"300\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En appui de ses efforts pour mettre en &eacute;vidence les opportunit&eacute;s d&rsquo;investissement int&eacute;ressantes en Afrique aupr&egrave;s de ses membres, la Chambre de Commerce et d&rsquo;Industrie de Duba&iuml; a r&eacute;alis&eacute; une nouvelle &eacute;tude, intitul&eacute;e &laquo; Beyond Commodities: Gulf Investors and the new Africa &raquo; (Au-del&agrave; des mati&egrave;res premi&egrave;res : les investisseurs du Golfe et la nouvelle Afrique), qui r&eacute;v&egrave;le que le co-investissement avec des fonds de capital-investissement, l&rsquo;achat de soci&eacute;t&eacute;s de capital-investissement et les rachats directs constituent les principaux modes d&rsquo;entr&eacute;e des IDE pour les investisseurs du Golfe int&eacute;ress&eacute;s par l&rsquo;Afrique subsaharienne. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;&eacute;tude, r&eacute;alis&eacute;e en collaboration avec l&rsquo;Economist Intelligence Unit, a analys&eacute; les investissements du Golfe en Afrique, les opportunit&eacute;s &agrave; disposition des investisseurs et les supports d&rsquo;investissement que ces derniers peuvent utiliser pour entrer sur les march&eacute;s africains. Elle met &eacute;galement en lumi&egrave;re les secteurs les plus prometteurs du continent, autres que ceux des mati&egrave;res premi&egrave;res. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;&eacute;tude a &eacute;t&eacute; lanc&eacute;e lors d&rsquo;une conf&eacute;rence de presse en marge du troisi&egrave;me Africa Global Business Forum, organis&eacute; par la Dubai Chamber et qui se d&eacute;roule actuellement &agrave; l&rsquo;H&ocirc;tel Atlantis de Duba&iuml;. Elle a r&eacute;v&eacute;l&eacute; un certain nombre de facteurs qui rendent les investissements du Golfe particuli&egrave;rement int&eacute;ressants dans ces secteurs : les tendances d&eacute;mographiques, les march&eacute;s de consommation en croissance, la stabilit&eacute; &eacute;conomique et l&rsquo;am&eacute;lioration du climat des affaires, ainsi qu&rsquo;une certaine r&eacute;silience qui a permis au continent de r&eacute;sister &agrave; la r&eacute;cession mondiale et &agrave; la chute actuelle du prix des mati&egrave;res premi&egrave;res. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;&eacute;tude a &eacute;galement d&eacute;montr&eacute; que l&rsquo;Afrique orientale &eacute;tait la r&eacute;gion la plus attrayante pour les investissements du Golfe hors mati&egrave;res premi&egrave;res, les secteurs cl&eacute;s &eacute;tant le commerce de d&eacute;tail et les hypermarch&eacute;s, l&rsquo;automobile, la banque commerciale et le tourisme. Le secteur manufacturier en &Eacute;thiopie, les loisirs, le commerce de d&eacute;tail et le tourisme au Mozambique et au Kenya, ainsi que l&rsquo;&eacute;ducation en Ouganda remportaient &eacute;galement les faveurs des investisseurs du Golfe. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S.E. Hamad Buamim, Pr&eacute;sident et Directeur G&eacute;n&eacute;ral de la Dubai Chamber, a estim&eacute; qu&rsquo;il &eacute;tait de son devoir de mettre ce type d&rsquo;&eacute;tude &agrave; la disposition de ses membres et de la communaut&eacute; des investisseurs au sens large, compte tenu de la p&eacute;nurie actuelle d&rsquo;&eacute;tudes &eacute;conomiques d&eacute;taill&eacute;es et sp&eacute;cialis&eacute;es. Il a fait remarquer que l&rsquo;&eacute;tude de l&rsquo;Economist Intelligence Unit fournissait des informations sur les secteurs dans lesquels les entreprises des &Eacute;mirats arabes unis occupent une position &eacute;minente et comp&eacute;titive, notamment les services bancaires aux entreprises, le commerce de d&eacute;tail, le tourisme et la logistique. Il a &eacute;galement ajout&eacute; que l&rsquo;&eacute;tude men&eacute;e par la Chamber &eacute;tait confort&eacute;e par une pr&eacute;sence physique significative en Afrique, qui permet d&rsquo;identifier les opportunit&eacute;s d&rsquo;investissement qui s&rsquo;offrent aux entreprises des &Eacute;mirats arabes unis et d&rsquo;accro&icirc;tre leur pr&eacute;sence dans le processus. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Buamim a fait observer en outre que : &laquo; la plupart des &eacute;tudes et des indicateurs mondiaux pointent vers un avenir tr&egrave;s prometteur en Afrique subsaharienne et nous avons confiance en ces march&eacute;s qui, selon nous, alimenteront le moteur de la croissance dans la r&eacute;gion ; nous voulons nous assurer que la Dubai Chamber reste &agrave; la pointe de l&rsquo;investissement et nous nous engageons &agrave; faire en sorte que toutes nos capacit&eacute;s soient utilis&eacute;es pour renforcer la comp&eacute;titivit&eacute; du secteur priv&eacute; &agrave; Duba&iuml;, fid&egrave;lement &agrave; la haute r&eacute;putation que Duba&iuml; a r&eacute;ussi &agrave; se b&acirc;tir dans un si court laps de temps &raquo;. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a ajout&eacute; que la Dubai Chamber cherchait, par le biais du forum, &agrave; encourager les investisseurs du Golfe &agrave; d&eacute;passer les fronti&egrave;res de l&rsquo;Afrique du Nord, qui attire actuellement le plus gros des investissements du Golfe, en signalant les opportunit&eacute;s qui existent dans des secteurs aussi divers que la logistique, l&rsquo;h&ocirc;tellerie, le commerce de d&eacute;tail et les services bancaires aux entreprises. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;&eacute;tude montre que les investisseurs du Golfe disposent de trois modes d&rsquo;entr&eacute;e potentiels sur le march&eacute; africain : le co-investissement avec des fonds de capital-investissement, l&rsquo;achat de soci&eacute;t&eacute;s de capital-investissement, les rachats directs ou l&rsquo;acquisition de participation minoritaire. Elle constate &eacute;galement qu&rsquo;en dehors de l&rsquo;Afrique du Sud, les valeurs mobili&egrave;res restent d&rsquo;un int&eacute;r&ecirc;t limit&eacute; pour les investisseurs du Golfe. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon l&rsquo;&eacute;tude, les centres commerciaux et les hypermarch&eacute;s font leur apparition dans quelques pays, un secteur dans lequel les entreprises du Golfe ont un avantage concurrentiel gr&acirc;ce &agrave; leur exp&eacute;rience du franchisage et de l&rsquo;adaptation des marques aux go&ucirc;ts et aux cultures locales. Ces entreprises sont &eacute;galement capables de g&eacute;rer la logistique d&rsquo;une distribution multi-pays. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;&eacute;tude attire &eacute;galement l&rsquo;attention sur le r&ocirc;le que les compagnies a&eacute;riennes du Golfe ont jou&eacute; dans l&rsquo;ouverture de l&rsquo;Afrique aux touristes internationaux et souligne que les investisseurs du Golfe poss&egrave;dent environ 20 h&ocirc;tels et complexes touristiques en Afrique subsaharienne. Toutefois, l&rsquo;&eacute;tude pointe &eacute;galement vers la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;am&eacute;liorer la logistique dans les produits de grande consommation, ce qui reste difficile en raison de l&rsquo;insuffisance des infrastructures. Les entreprises du Golfe ont de l&rsquo;exp&eacute;rience &agrave; partager, mais peu d&rsquo;entre elles &eacute;tudient les possibilit&eacute;s d&rsquo;investissement en Afrique &agrave; l&rsquo;heure actuelle. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;&eacute;tude met en &eacute;vidence certaines donn&eacute;es de la Banque Africaine de D&eacute;veloppement, qui montrent que la croissance moyenne du PIB r&eacute;el &agrave; travers le continent a atteint 6,1 % entre 2010 et 2014 ; le revenu par habitant a quant &agrave; lui augment&eacute; de pr&egrave;s de 60 % pour atteindre 1 788 USD, selon les estimations de l&rsquo;Economist Intelligence Unit. L&rsquo;&eacute;tude pr&eacute;voit une baisse &agrave; 4,1 % en 2015, principalement en raison de la flamb&eacute;e des prix des mati&egrave;res premi&egrave;res, avant une remont&eacute;e &agrave; 5,1 % en 2016. En outre, le FMI table sur une croissance moyenne de 5,3 % entre 2017 et 2020. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;&eacute;tude a &eacute;galement insist&eacute; sur l&rsquo;importance du taux de croissance moyen de la population africaine, qui s&rsquo;&eacute;tablit &agrave; 2,7 %, contre une moyenne mondiale de 1,1 % (et de 0,5 % en Chine). Les derni&egrave;res pr&eacute;visions d&eacute;mographiques de l&rsquo;ONU concernant l&rsquo;Afrique subsaharienne avancent les chiffres interm&eacute;diaires de 962 millions de personnes en 2015, 1,4 milliard en 2030 et finalement 3,9 milliards &agrave; la fin du si&egrave;cle, soit un tiers de l&rsquo;humanit&eacute;. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;&eacute;tude conclut &eacute;galement que la r&eacute;duction de la dette est une tendance &agrave; la stabilisation &eacute;conomique largement r&eacute;pandue en Afrique, gr&acirc;ce &agrave; une s&eacute;rie d&rsquo;initiatives bilat&eacute;rales et multilat&eacute;rales qui ont annul&eacute; une grande partie de la dette ext&eacute;rieure de l&rsquo;Afrique subsaharienne, portant la dette publique &agrave; 30 % du PIB en 2014, contre 67 % en 2000, selon les donn&eacute;es du FMI. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La r&eacute;silience &eacute;conomique de l&rsquo;Afrique&nbsp;:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors que le continent a &eacute;t&eacute; affect&eacute; par une mauvaise conjoncture &eacute;conomique mondiale, notamment la chute des prix des mati&egrave;res premi&egrave;res, les tendances d&eacute;mographiques, des march&eacute;s de consommation en essor, la stabilit&eacute; &eacute;conomique et un climat des affaires plus propice lui ont permis de r&eacute;sister. La future Zone de libre-&eacute;change tripartite, importante sur un continent qui compte tant de petits pays sans acc&egrave;s &agrave; la mer, sera &eacute;galement d&rsquo;une grande aide. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;Afrique et le Golfe&nbsp;:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;&eacute;tude indique que malgr&eacute; la solidit&eacute; des liens g&eacute;ographiques et culturels qui unissent les pays du CCG et l&rsquo;Afrique, ces liens ne se sont pas n&eacute;cessairement traduits par des relations commerciales significatives. En 2014, les exportations du CCG vers l&rsquo;Afrique subsaharienne se sont chiffr&eacute;es &agrave; 19,7 milliards d&rsquo;USD, selon des donn&eacute;es du FMI, soit 2 % seulement des exportations totales du CCG. Dans le m&ecirc;me temps, les importations du CCG en provenance de l&rsquo;Afrique n&rsquo;ont atteint que 5,5 milliards d&rsquo;USD, dont la plus grande partie &eacute;tait destin&eacute;e aux &Eacute;mirats arabes unis, notamment &agrave; des fins de r&eacute;exportation. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toutefois, selon l&rsquo;&eacute;tude, les flux d&rsquo;investissements directs s&rsquo;inscrivent en hausse. Un certain nombre de soci&eacute;t&eacute;s panafricaines ont d&eacute;localis&eacute; leur si&egrave;ge social &agrave; Duba&iuml;, renfor&ccedil;ant ainsi les liens entre le Golfe et l&rsquo;Afrique. Parmi ces soci&eacute;t&eacute;s figurent Stallion Group, le deuxi&egrave;me plus grand conglom&eacute;rat au Nigeria, actif dans toute l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, le groupe ghan&eacute;en Atlantic Holdings et le groupe kenyan Mara Group. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon les donn&eacute;es de FDi Markets, les entreprises du Golfe ont investi directement au moins 9,3 milliards d&rsquo;USD en Afrique subsaharienne entre 2005 et 2014, auxquels s&rsquo;ajoutent 2,7 milliards d&rsquo;USD pour le premier semestre 2015, un montant qui d&eacute;passe tous ceux enregistr&eacute;s par le pass&eacute; pour une ann&eacute;e compl&egrave;te. Il est important de noter que sur cette p&eacute;riode, les pays du Golfe ont investi presque dix fois plus en Afrique du Nord, ce qui t&eacute;moigne de liens plus &eacute;troits avec les autres pays arabes. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les pays d&rsquo;Afrique subsaharienne qui ont attir&eacute; le plus grand nombre d&rsquo;investisseurs du Golfe sur cette p&eacute;riode (entre 10 et 25 entreprises chacun) sont le Nigeria, l&rsquo;Afrique du Sud, le Kenya et l&rsquo;Ouganda. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les investisseurs du Golfe sont prot&eacute;g&eacute;s dans certaines r&eacute;gions du continent par des trait&eacute;s d&rsquo;investissement multilat&eacute;raux (la Mauritanie, la Somalie, Djibouti et les Comores sont couverts par le trait&eacute; d&rsquo;investissement de la Ligue arabe), tandis que 21 pays, du S&eacute;n&eacute;gal au Mozambique, sont membres de l&rsquo;OCI, qui a son propre trait&eacute; d&rsquo;investissement. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;&eacute;tude met &eacute;galement en avant les options de placement dans le capital-investissement, secteur dans lequel Abraaj est toujours en t&ecirc;te ; en avril 2015, le groupe a cl&ocirc;tur&eacute; son troisi&egrave;me fonds ax&eacute; sur l&rsquo;Afrique avec un capital souscrit s&rsquo;&eacute;levant &agrave; 1 milliard d&rsquo;USD. Le groupe saoudien Swicorp et le groupe Kappafrik &agrave; Duba&iuml; figurent parmi les autres soci&eacute;t&eacute;s de capital-investissement du Golfe qui sont actives en Afrique. Les entreprises du Golfe peuvent aussi investir directement dans les entreprises priv&eacute;es africaines, afin d&rsquo;acqu&eacute;rir des participations minoritaires ou majoritaires. Jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, les plus importants investissements du Golfe dans des soci&eacute;t&eacute;s africaines cot&eacute;es en bourse portent sur l&rsquo;acquisition par QNB en 2014 d&rsquo;une participation de 23 % dans le groupe togolais Ecobank et l&rsquo;investissement de 300 millions d&rsquo;USD r&eacute;alis&eacute; en 2014 &eacute;galement par Investment Corporation of Dubai dans le groupe nig&eacute;rian Dangote Cement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un autre canal d&rsquo;entr&eacute;e consiste &agrave; acqu&eacute;rir une entreprise d&rsquo;envergure r&eacute;gionale dans un pays avantageux offrant un environnement propice aux affaires. L&rsquo;achat en 2014 par Etisalat d&rsquo;une participation majoritaire dans Maroc Telecom, qui dispose d&rsquo;un r&eacute;seau de filiales dans toute l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, est un bon exemple. Etisalat a ensuite incorpor&eacute; les avoirs qu&rsquo;il d&eacute;tenait dans six pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest dans le groupe Maroc Telecom, qui est mieux plac&eacute; &eacute;tant donn&eacute; sa connaissance du march&eacute; r&eacute;gional, ses comp&eacute;tences linguistiques et son exp&eacute;rience dans la gestion d&rsquo;une client&egrave;le &agrave; faibles revenus. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une autre possibilit&eacute; d&rsquo;investissement conjoint, souvent privil&eacute;gi&eacute;e par les fonds souverains du Golfe, est d&rsquo;&eacute;tablir un partenariat avec le gouvernement du pays b&eacute;n&eacute;ficiaire lui-m&ecirc;me. La Saudi Arabian South Africa Holding, cr&eacute;&eacute;e par les deux pays en 2012 pour identifier les opportunit&eacute;s de co-investissement, en est un exemple. Ce mod&egrave;le ne semble pas avoir &eacute;t&eacute; utilis&eacute; ailleurs en Afrique subsaharienne, mais il est caract&eacute;ristique de l&rsquo;investissement des fonds souverains du Golfe dans d&rsquo;autres pays. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Services financiers&nbsp;:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;acc&egrave;s inad&eacute;quat aux services financiers, notamment les services bancaires et d&rsquo;assurances, a longtemps &eacute;t&eacute; un obstacle au d&eacute;veloppement en Afrique. Cependant, l&rsquo;&eacute;tude observe que deux grandes banques du CCG ont mis l&rsquo;Afrique au c&oelig;ur de leurs plans d&rsquo;expansion. Il s&rsquo;agit de la Banque nationale du Qatar, la plus grande banque du CCG et au maillage g&eacute;ographique le plus dense, ainsi que de la Banque nationale d&rsquo;Abu Dhabi, qui se positionne au centre d&rsquo;un &laquo; corridor Est-Ouest &raquo; de pays &agrave; croissance rapide. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle cherche &agrave; ouvrir une succursale au Nigeria, &agrave; l&rsquo;instar de Mashreq, qui envisage d&rsquo;ouvrir des bureaux au Kenya et au Nigeria. Toutefois, une pr&eacute;sence physique n&rsquo;est pas obligatoire pour participer &agrave; d&rsquo;importants contrats. Un consortium de banques du CCG, dirig&eacute; par Emirates NBD, fournit des pr&ecirc;ts syndiqu&eacute;s de 85 millions d&rsquo;USD &agrave; Stanbic Bank en Ouganda et de 125 millions d&rsquo;USD &agrave; FirstRand en Afrique du Sud. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La finance islamique est peut-&ecirc;tre le domaine o&ugrave; la participation du Golfe est la plus prononc&eacute;e. Kuwait Finance House a mis en place le premier sukuk souverain d&rsquo;Afrique du Sud, dont l&rsquo;&eacute;mission en 2014 a &eacute;t&eacute; sursouscrite &agrave; hauteur de 500 millions d&rsquo;USD. Ce n&rsquo;&eacute;tait que la deuxi&egrave;me fois qu&rsquo;un pays non musulman s&rsquo;inspirait du financement islamique. La demande de finance islamique ira probablement en augmentant, &eacute;tant donn&eacute; qu&rsquo;environ 30 % de la population subsaharienne est musulmane, que celle-ci enregistre les plus forts taux de natalit&eacute; de la r&eacute;gion et qu&rsquo;elle forme une importante minorit&eacute; dans les pays cl&eacute;s en pleine croissance, tels que le Nigeria et l&rsquo;&Eacute;thiopie. L&rsquo;&eacute;tude r&eacute;v&egrave;le qu&rsquo;il existe &eacute;galement des opportunit&eacute;s int&eacute;ressantes dans les domaines de l&rsquo;assurance et des envois de fonds. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Commerce de d&eacute;tail : tirer parti du bassin de consommateurs en Afrique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le commerce de d&eacute;tail en Afrique offre des occasions &eacute;normes, car la population du continent se d&eacute;veloppe et devient de plus en plus urbaine. Bien que la majorit&eacute; de la population fasse encore ses achats sur les march&eacute;s en plein air ou dans les petits magasins de proximit&eacute;, la situation change dans de nombreuses villes car les niveaux de revenu disponible augmentent, les modes de transport se d&eacute;veloppent et l&rsquo;app&eacute;tit pour les marques internationales cro&icirc;t, stimul&eacute; par le d&eacute;veloppement de l&rsquo;Internet. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;&eacute;tude a mis en &eacute;vidence trois secteurs qui sont bien d&eacute;velopp&eacute;s dans le Golfe et qui pourraient fournir une base pour l&rsquo;expansion en Afrique : les ventes d&rsquo;automobiles, les hypermarch&eacute;s et les magasins franchis&eacute;s. Le plus important investissement r&eacute;alis&eacute; dans le secteur automobile par une entreprise du Golfe a &eacute;t&eacute; l&rsquo;achat en 2014 du groupe kenyan CMC par le groupe &eacute;mirati Majid Al Futtaim (MAF), pour un montant de 86 millions d&rsquo;USD ; CMC poss&egrave;de les droits de concession de marques telles que Ford, Volkswagen et Suzuki au Kenya. MAF a &eacute;galement commenc&eacute; &agrave; investir dans les hypermarch&eacute;s : le groupe loue un sixi&egrave;me du nouveau centre commercial Mall of Kenya, qui sera le plus grand centre commercial en &laquo; Afrique moyenne &raquo;. De son c&ocirc;t&eacute;, Landmark Group compte d&eacute;j&agrave; 13 magasins au Nigeria, en Tanzanie, au Kenya et en Zambie. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Voyages et tourisme&nbsp;:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Conseil mondial du voyage et du tourisme estime que le secteur du voyage et du tourisme repr&eacute;sente directement environ 3,5 % du PIB africain, pour une contribution totale, comprenant les d&eacute;penses induites et indirectes, de 8,4 %, ce qui est inf&eacute;rieur &agrave; la moyenne mondiale pour le secteur. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon la Banque mondiale, les pays dans lesquels le secteur du tourisme est le plus d&eacute;velopp&eacute; sont l&rsquo;Afrique du Sud, le Ghana, la Tanzanie et le Kenya, tandis que le secteur commence &agrave; se d&eacute;velopper dans plusieurs autres pays du continent, notamment la Gambie, le Mozambique et le Rwanda. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En plus de ses lignes a&eacute;riennes qui jouent un r&ocirc;le essentiel dans l&rsquo;ouverture de l&rsquo;Afrique au tourisme international, par le biais de vols directs ou en partage de code, le CCG a fait de m&ecirc;me avec son exp&eacute;rience de l&rsquo;h&ocirc;tellerie locale. Les investisseurs les plus actifs dans ce domaine sont Gulf Hotels Group au Bahre&iuml;n, Rani Investment et Kingdom Holdings en Arabie Saoudite, qui g&egrave;re sept h&ocirc;tels au Kenya, au Ghana, en Zambie, aux Seychelles et &agrave; Maurice. Pour sa part, le groupe kowe&iuml;tien IFA Resorts &amp; Hotels g&egrave;re cinq h&ocirc;tels en Afrique du Sud et &agrave; Zanzibar. L&rsquo;&eacute;tude souligne &eacute;galement que Rotana et Jumeirah pr&eacute;voient actuellement de prendre des parts dans les m&eacute;dias d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Secteur manufacturier&nbsp;:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;&eacute;tude montre que la contribution de l&rsquo;industrie manufacturi&egrave;re au PIB est pass&eacute;e de 18 % en 1975 &agrave; seulement 11 % en 2013, en raison d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;obstacles importants, notamment l&rsquo;insuffisance de l&rsquo;approvisionnement en &eacute;nergie et le manque d&rsquo;infrastructures de transport, de comp&eacute;tences, de financement et d&rsquo;acc&egrave;s au march&eacute;, actuellement en cours. Ainsi, bien que quelques pays, tels que l&rsquo;Afrique du Sud, le S&eacute;n&eacute;gal, le Kenya et la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, soient dot&eacute;s d&rsquo;un secteur manufacturier plus important, celui-ci reste encore plus petit que la moyenne mondiale. Les principaux investisseurs du Golfe dans ce secteur sont Julphar, Abraaj et le groupe kowe&iuml;tien Al Bader. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Logistique&nbsp;:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;insuffisance des infrastructures rend la logistique co&ucirc;teuse pour les entreprises dans tous les secteurs, y compris celui de la logistique ; les principaux investisseurs du Golfe dans ce secteur sont DP World, Aramex et le groupe kowe&iuml;tien Agility, en plus des sous-secteurs de l&rsquo;aviation tels que le ravitaillement et les services d&rsquo;assistance au sol. Les opportunit&eacute;s les plus int&eacute;ressantes se trouvent actuellement au Mozambique, en Tanzanie, en Angola, au Nigeria et au Ghana. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Secteurs sociaux&nbsp;:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;&eacute;tude souligne &eacute;galement que la croissance de la classe moyenne en Afrique stimule la demande en soins de sant&eacute; et en services d&rsquo;&eacute;ducation priv&eacute;s. Dans le domaine des soins de sant&eacute;, Aster DM Healthcare de Duba&iuml; est le principal investisseur. Dans le domaine de l&rsquo;&eacute;ducation, GEMS Education, qui a d&eacute;j&agrave; ouvert des &eacute;coles au Kenya et en Ouganda, a des plans d&rsquo;expansion ambitieux &agrave; travers le continent. <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Services de donn&eacute;es&nbsp;:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une grande partie de l&rsquo;Afrique reste toujours &agrave; la tra&icirc;ne en ce qui concerne la couverture et la vitesse de l&rsquo;acc&egrave;s haut d&eacute;bit, qui est le facteur cl&eacute; du d&eacute;veloppement du commerce &eacute;lectronique ; selon l&rsquo;&eacute;tude, les frais de donn&eacute;es se r&eacute;v&egrave;lent &ecirc;tre particuli&egrave;rement exorbitants. Lorsque l&rsquo;utilisation des smartphones se g&eacute;n&eacute;ralisera et que les services de donn&eacute;es s&rsquo;am&eacute;lioreront, il y aura plus d&rsquo;opportunit&eacute;s pour les investisseurs du Golfe de transformer les Secteurs num&eacute;riques<strong> <br \/><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les investisseurs du Golfe pourraient fournir des capitaux d&rsquo;amor&ccedil;age aux start-ups africaines, comme celles qui naissent des incubateurs. Il existe &eacute;galement des possibilit&eacute;s d&rsquo;investir dans des soci&eacute;t&eacute;s plus &eacute;tablies qui participent &agrave; la construction des infrastructures Internet en Afrique, &eacute;tant donn&eacute; que ces soci&eacute;t&eacute;s ont besoin de capitaux pour grandir rapidement face &agrave; la demande croissante de donn&eacute;es.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Chambre de Commerce de Dubai pr\u00e9sente un rapport sur les secteurs autres que ceux des mati\u00e8res premi\u00e8res lors de l\u2019Africa Global Business Forum<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[129],"tags":[],"class_list":{"0":"post-29936","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-Dossier"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29936","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29936"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29936\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29936"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29936"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/plumeseconomiques.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29936"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}