Ramadan 2026 : ces séries tunisiennes explosent déjà les vues
Ramadan 2026 : les productions tunisiennes qui ont capté l’attention dès la première semaine
La bataille du Ramadan est lancée. Et comme chaque année, ce ne sont pas seulement les grilles télé qui comptent, mais les chiffres digitaux, en particulier sur YouTube.
Première semaine : le verdict est clair. Certaines séries ont immédiatement pris l’avantage.
Top 6 des œuvres les plus vues (YouTube – Semaine 1)
- « Aksidoun » – 12,5 millions de vues
- « Sahebek Rajel » – 10,9 millions de vues
- « El Khatifa » – 9,2 millions de vues
- « Hadhy Akhertha » – 4,4 millions de vues
- « Ghaybouba » – 2,6 millions de vues
- « Bab El Banat » – 1,5 million de vues
L’écart est net. Les trois premiers titres concentrent à eux seuls l’essentiel de l’attention digitale.
Ce que disent vraiment ces chiffres
1. Le digital est devenu le vrai baromètre
L’audience YouTube ne mesure pas seulement la popularité télé.
Elle reflète :
- le replay,
- le partage sur les réseaux sociaux,
- la viralité des extraits,
- la capacité d’une série à créer de la conversation.
Aujourd’hui en Tunisie, le pic d’audience ne se joue plus uniquement devant la télé à 20h30. Il se prolonge sur smartphone.
2. « Aksidoun » écrase la concurrence
Avec 12,5 millions de vues en une semaine, « Aksidoun » prend une avance claire.
Cela indique :
- une forte anticipation avant diffusion,
- un casting ou une thématique capable de fédérer,
- un bouche-à-oreille immédiat.
L’écart de 1,6 million avec « Sahebek Rajel » est significatif dès la première semaine.
3. Un Top 3 très concentré
Entre 9 et 12 millions de vues, on observe un vrai trio de tête.
Ensuite, on tombe sous la barre des 5 millions.
Cela montre une polarisation du marché : quelques productions dominent, les autres peinent à exister.
Lecture stratégique : ce que ça révèle sur le marché tunisien
- La consommation mobile explose pendant Ramadan.
- Le succès dépend autant du marketing digital que du contenu.
- Les producteurs doivent penser “multi-plateformes”, pas seulement télévision.
- Les annonceurs suivent les vues YouTube autant que l’audience TV classique.
Le Ramadan est devenu un laboratoire grandeur nature de l’économie de l’attention en Tunisie.
Attention aux limites
Les vues YouTube ne signifient pas :
- durée moyenne de visionnage,
- taux de complétion,
- qualité perçue,
- satisfaction réelle du public.
Une série peut faire des millions de clics… et perdre son audience dès la deuxième semaine.
Conclusion
La première semaine donne une tendance, pas un verdict final.
Le vrai test : la capacité à maintenir l’audience jusqu’aux derniers épisodes.
Le classement reflète-t-il réellement les préférences du public tunisien ou simplement l’effet nouveauté ?
La course ne fait que commencer.